Sommaire
← Revenir au dossier endurance
Pour calculer le dosage d’une boisson de l’effort, partez de la dilution indiquée sur le sachet. Si elle recommande 40 g de poudre pour 500 ml de boisson, prévoyez 60 g pour 750 ml afin de conserver la même concentration. Les grammes de poudre ne donnent pas directement l’apport glucidique. Une poudre à 80 g de glucides pour 100 g en apporte 32 g par portion de 40 g.
Pour choisir la quantité de boisson à emporter, séparez trois chiffres : la concentration de la boisson dans le bidon, le volume que vous comptez boire pendant l’effort et les glucides que vous aurez besoin de compléter. Cette méthode s’applique à une boisson isotonique, hypotonique ou hypertonique, en poudre ou en solution déjà prête1.

En nutrition sportive, une boisson énergétique doit s’intégrer au ravitaillement entier. En endurance, le sportif peut utiliser une boisson isotonique ou une autre solution glucidique pour réunir hydratation, électrolytes et énergie. Voici le dosage recommandé à convertir selon le format, des exemples d’apports énergétiques et de sels minéraux et une méthode pour ajuster votre hydratation pendant un effort long selon vos pertes de liquide à l’entraînement, en course, à vélo ou en trail.
L’essentiel
- Relevez la masse de poudre et le volume indiqués sur l’étiquette. Pour passer de 500 à 750 ml, multipliez la dose par 1,5.
- Lisez les glucides et le sodium sur la même base, par dose ou pour 100 g de poudre.
- Pour calculer vos apports par heure, utilisez le volume réellement bu.
- Si le bidon ne couvre pas vos glucides, complétez avec le ravitaillement plutôt que de doubler automatiquement la poudre.
Lire le dosage recommandé sur l’étiquette
Commencez par identifier la portion de préparation : un poids de poudre associé à une quantité d’eau ou à un volume de boisson préparée. Suivez cette distinction. Si le fabricant demande de verser la dose dans 500 ml d’eau, mesurez les 500 ml d’eau. Si la dilution indique un volume final de boisson, complétez jusqu’au trait après avoir ajouté la poudre.
Un sachet individuel, une dosette et une cuillère à soupe ne contiennent pas nécessairement le même poids. Une dosette rase peut être pratique si le fabricant indique sa capacité en grammes. Pour les premiers essais et les demi-doses, utilisez une balance de cuisine. Vous saurez ensuite reproduire la boisson qui a bien fonctionné.
Sur le tableau nutritionnel, repérez la base de calcul : pour 100 g de poudre, par portion de poudre ou pour 100 ml de boisson reconstituée. Prenez la ligne glucides, qui comprend les sucres et d’autres glucides comme la maltodextrine. Si vous relevez seulement « dont sucres », vous sous-estimez l’apport d’une préparation riche en maltodextrine. Pour le sodium, l’étiquette indique parfois du sel en grammes. Divisez alors les grammes de sel par 2,5 et multipliez par 1 000 pour obtenir les milligrammes de sodium2.

Quand la composition est donnée pour 100 ml de boisson
Vous pouvez parfois ignorer la masse de poudre pour calculer la prise pendant l’effort. Si l’étiquette indique que la boisson préparée contient 6 g de glucides et 50 mg de sodium pour 100 ml, multipliez chaque chiffre par le volume bu divisé par 100. Sur 450 ml, cela donne 27 g de glucides et 225 mg de sodium. La condition est d’utiliser la dilution recommandée par la marque. Dès que vous changez la concentration de la boisson, refaites le calcul à partir de la poudre effectivement versée.
À quoi servent les glucides et le sel de la boisson ?
Les glucides, apportés par exemple sous forme de glucose, de fructose, de saccharose ou de maltodextrine, fournissent de l’énergie pendant l’effort. L’eau sert à l’hydratation. Le chlorure de sodium contribue à l’apport en sodium, l’un des sels minéraux perdus dans la sueur. Le tableau nutritionnel vous permet d’ajuster ces éléments à votre pratique sportive. Les vitamines figurant sur l’étiquette ne renseignent ni sur les grammes de glucides ni sur la quantité d’eau à boire.
Sur une fiche produit, vérifiez aussi que les unités correspondent à la version achetée. Une poudre ou une boisson prête à boire n’a pas les mêmes valeurs de référence. Pour établir un comparatif, relevez la dilution, les ingrédients et le prix par litre de boisson reconstituée. Une boîte de 800 g à 24 € dosée à 40 g pour 500 ml donne 20 portions de 500 ml, soit 10 litres, à 2,40 € le litre. Le nombre de portions affiché peut dépendre du dosage retenu par la marque.
Calculer le dosage pour 500 ml, 750 ml ou un litre
Pour convertir la portion, utilisez cette formule : dose à peser = dose indiquée × nouveau volume ÷ volume indiqué. Avec 40 g de poudre pour 500 ml, cela donne 60 g pour 750 ml et 80 g pour un litre. À cette dilution, un litre de boisson contient les mêmes valeurs nutritionnelles pour 100 ml qu’un bidon de 500 ml.
Exemple avec une poudre fictive qui contient 80 g de glucides et 1,5 g de sel pour 100 g. Si vous en pesez 40 g, multipliez chaque valeur par 0,40. Vous obtenez 32 g de glucides et 0,60 g de sel, soit 240 mg de sodium.
| Volume de boisson | Poudre | Glucides | Sodium |
|---|---|---|---|
| 500 ml | 40 g | 32 g | 240 mg |
| 750 ml | 60 g | 48 g | 360 mg |
| 1 litre | 80 g | 64 g | 480 mg |
Dans les trois cas, la concentration est de 6,4 g de glucides et 48 mg de sodium pour 100 ml. Ce sont des chiffres d’exemple, à recalculer avec le dosage et la composition de votre produit. Si vous n’avez pas de poudre à diluer, vous pouvez aussi préparer une boisson de l’effort maison au sucre et au sel et peser ses ingrédients.
Passer des apports par bidon aux apports par heure
Un bidon peut durer 40 minutes ou deux heures. Pour calculer les glucides par heure, multipliez la concentration par le volume réellement consommé dans l’heure. Dans notre exemple, à 400 ml par heure, la boisson apporte 25,6 g de glucides et 192 mg de sodium. À 600 ml par heure, elle apporte 38,4 g et 288 mg de sodium par heure.
Supposons que vous buviez un bidon de 750 ml sur une sortie d’une heure et demie. Avec cette même poudre, vous avez pris 48 g de glucides et 360 mg de sodium au total, soit en moyenne 32 g de glucides et 240 mg de sodium par heure. En ajoutant un gel à 25 g de glucides, la moyenne passe à près de 49 g par heure. Notez le moment des prises si vous souhaitez repérer une heure où vous manquez de ravitaillement.
Le bon réflexe est de choisir votre volume de boisson par heure selon la séance et vos pertes, puis de compter vos glucides par heure sur l’ensemble du ravitaillement. Les repères glucidiques varient avec la durée et l’intensité3. Les apports en liquide s’ajustent à la météo, à la sudation et à la tolérance individuelle4.


Faut-il diluer davantage ou charger le bidon ?
Ajouter de l’eau à dose de poudre égale réduit la quantité de glucides et de sodium par gorgée. Mettre plus de poudre dans la même gourde augmente ces concentrations. Cela change le goût et peut rendre la boisson moins agréable à boire, surtout en courant ou par temps chaud. En cas d’inconfort répété, testez séparément la dilution, le volume par prise et le reste du ravitaillement.
Une boisson isotonique, hypotonique ou hypertonique se distingue par son osmolalité, autrement dit sa concentration en particules dissoutes. Le pourcentage de glucides ne suffit pas à prédire cette osmolalité : le glucose, le fructose, les chaînes de maltodextrine et les sels minéraux n’y contribuent pas de la même manière. Pour les efforts continus, une revue a relevé un avantage des boissons hypotoniques sur le volume plasmatique. Cet indicateur ne fixe pas le dosage adapté à chaque sportif5.

Si vous devez compléter vos glucides alors que vous buvez peu, prévoyez un gel énergétique ou un autre aliment et de l’eau selon les indications du produit. Par forte chaleur, une plus grande quantité de liquide peut modifier le bilan énergétique et minéral. Pour la préparation de deux bidons à vélo, avoir de l’eau à part peut simplifier ces ajustements.
Comprendre la concentration avant de charger la gourde
Une boisson hypertonique a une osmolalité supérieure à celle du plasma sanguin. La mesure tient compte des particules dissoutes. À quantité de poudre égale, le saccharose, le glucose et la maltodextrine ne donnent pas le même nombre de particules. Une dilution adaptée peut faciliter la prise au cours d’un exercice physique, mais l’absorption et la tolérance varient selon la formule, la situation et le sportif. Si la boisson concentrée gêne l’estomac en course, comparez-la à des gorgées régulières de la dilution recommandée15.
Ajuster la quantité à préparer selon vos conditions
Une gourde pour une séance, deux bidons pour une sortie vélo
Pour une séance d’endurance facile, décidez d’abord si une boisson de l’effort vous apporte quelque chose par rapport à l’eau et à votre alimentation. Si vous n’avez besoin que d’eau, la dose de poudre peut être nulle. Sur une sortie vélo de deux heures avec un bidon de boisson de 750 ml et un autre d’eau, vous pouvez boire les deux selon votre plan. Avec la poudre de notre exemple, la boisson entière apporte 48 g de glucides. L’eau augmente le liquide bu et ne change pas ces 48 g. Si vous ne finissez que la moitié du bidon énergétique, vous avez consommé 24 g.
Une flasque à remplir au ravitaillement
En trail, si votre flasque contient 500 ml, mesurez une dose sèche pour 500 ml à la maison. Au ravitaillement, videz la dose dans la flasque et préparez la boisson à la dilution prévue. Si la flasque contient déjà de la boisson, finir ou vider le reste évite de doubler la concentration sans le savoir. Une alternative pour obtenir une boisson homogène est de préparer la quantité voulue dans un bidon gradué, puis de remplir les petites flasques. Cette méthode est pratique avec des contenants de volumes différents.
Une même dilution par forte chaleur
Si la température augmente, votre volume de boisson par heure peut changer. Garder la dilution de départ rend le calcul simple. Si vous buvez plus du mélange, vous augmentez aussi l’apport glucidique et le sodium. Si vous prenez de l’eau en plus, le volume horaire monte à énergie égale. La boisson d’attente et la boisson de récupération répondent à d’autres objectifs. Ces exemples concernent la boisson à consommer pendant l’effort.
Tester votre dosage sur une sortie connue
Choisissez une séance que vous connaissez et préparez votre boisson de l’effort à la dilution recommandée. Notez le poids de poudre, le volume préparé, le volume restant à l’arrivée et ce que vous avez consommé en plus. Essayez de reproduire l’intensité et le matériel envisagés pour le jour J.
Au prochain essai, changez un seul paramètre. Pour ajuster le goût, testez une dilution légèrement différente. Pour augmenter l’énergie sans modifier la boisson, ajoutez une source de glucides que vous tolérez. Si vous vous sentez régulièrement ballonné malgré plusieurs essais, consultez le guide des troubles digestifs liés au ravitaillement pour revoir le plan dans son ensemble.
Questions sur le dosage d’une boisson de l’effort
Peut-on diviser le dosage de la boisson isotonique par deux ?
Si vous versez une demi-dose dans la quantité habituelle d’eau, vous divisez par deux la concentration des glucides et des minéraux. Si vous versez une demi-dose dans la moitié de l’eau, vous retrouvez la dilution d’origine. La première option modifie la recette, la deuxième adapte simplement le dosage à une plus petite gourde. Pour garder la composition annoncée d’une boisson isotonique, conservez le rapport entre poudre et volume d’eau.
Quand consommer une boisson isotonique pendant le sport ?
Sur un effort long, commencez à boire selon le plan testé à l’entraînement et ajustez à vos sensations de soif et à vos conditions. Si vous n’avez plus accès à l’eau pendant une longue portion du parcours, prévoyez le remplissage avant cette portion. De retour d’une séance courte, l’eau et une alimentation habituelle répondent souvent aux besoins de récupération. Une boisson d’effort sert surtout à concilier hydratation et apport énergétique quand ces besoins se présentent ensemble durant la séance34.
Les mêmes calculs valent-ils pour une recette maison ?
Oui. Pour une boisson isotonique maison, comptez les quantités de sucre, de miel ou de jus de fruit dans le volume final. Avec un jus de raisin ou un jus de citron utilisé en quantité importante, référez-vous à la composition affichée quand elle est disponible. Le saccharose de table est un cas simple : 30 g de sucre donnent 30 g de glucides. Le miel et les jus contiennent déjà de l’eau, donc la même masse d’ingrédient fournit une quantité différente.
En pratique
La bonne unité pour préparer la gourde est le gramme de poudre. La bonne unité pour organiser l’effort est l’apport réellement consommé par heure. Gardez les deux chiffres sur votre plan de ravitaillement.
Choisissez un dosage facile à reproduire. Comparez les portions recommandées, le volume d’eau et la composition des boissons Protéalpes avant de préparer votre prochain bidon. Comparer les dosages des boissons Protéalpes.
Sources
- Australian Institute of Sport. « Sports drink – What is it? ». Australian Sports Commission. Guide de formulation des boissons sportives. La fourchette décrit des concentrations usuelles et ne fixe pas un objectif horaire.
- Parlement européen et Conseil. « Règlement (UE) n° 1169/2011 relatif à l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires ». EUR-Lex (2011). L’annexe I définit le sel comme l’équivalent en sel calculé à partir du sodium.
- Burke LM, Hawley JA, Wong SHS, Jeukendrup AE. « Carbohydrates for training and competition ». Journal of Sports Sciences (2011). Revue de référence sur l’apport glucidique selon la durée et l’intensité de l’effort.
- McDermott BP et al. « National Athletic Trainers’ Association Position Statement: Fluid Replacement for the Physically Active ». Journal of Athletic Training (2017). Recommandations sur l’individualisation de l’hydratation et les pertes sudorales.
- Rowlands DS, Hani Kopetschny B, Badenhorst CE. « The Hydrating Effects of Hypertonic, Isotonic and Hypotonic Sports Drinks and Waters on Central Hydration During Continuous Exercise ». Sports Medicine (2022). Méta-analyse sur les variations du volume plasmatique en effort continu. Elle ne démontre pas qu’une formule convient à toutes les pratiques.